Tchad
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Les bons réflexes vitaux et les démarches administratives à suivre en cas d'accident de la route au Tchad.
Un accident de la circulation engage la responsabilité civile délictuelle de l'auteur des dommages, obligeant celui par la faute duquel l'accident est arrivé à le réparer (Code Civil Article 1382, Article 1383 et Article 1384). Adopter immédiatement les bonnes démarches est vital pour sauver des vies, prouver votre innocence et obtenir une indemnisation adéquate auprès des compagnies d'assurance.
Si l'accident ne comporte aucun blessé corporel, vous devez remplir un Constat Amiable d'accident de la route avec l'autre conducteur.
Q : J'ai eu un accident matériel. L'autre conducteur, manifestement en tort, refuse catégoriquement de remplir ou de signer le constat amiable et menace de fuir. Que faire ?
R : Ne tentez pas d'entrer en conflit physique :
Q : Je suis piéton ou motocycliste et j'ai été renversé par une voiture. Qui doit prendre en charge mes frais médicaux d'urgence ?
R : Au Tchad, la législation (Code des Assurances CIMA) consacre la protection absolue des victimes corporelles et l'obligation générale d'assurance automobile (Code des Assurances Article 200).
Les frais d'hospitalisation, de chirurgie et de soins d'urgence doivent être intégralement pris en charge et remboursés par la compagnie d'assurance du véhicule automobile responsable (Code des Assurances Article 205 et Article 225), indépendamment de la responsabilité de l'accident. Vous devez conserver l'intégralité de vos ordonnances et factures d'achat de médicaments pour monter le dossier d'indemnisation avec l'aide d'un avocat.
Voici les articles officiels et intégraux issus des codes juridiques tchadiens, rattachés de manière certifiée à cette thématique civique.
Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer.
Chacun est responsable du dommage qu’il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence.
On est responsable non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l’on a sous sa garde. (L. 7 novembre 1922, J.O. C., 1927, p.69). – Toutefois, celui qui détient, à un titre quelconque, tout ou partie de l’immeuble ou des biens mobiliers dans lesquels un incendie a pris naissance ne sera responsable, vis-à-vis des tiers, des dommages causés par cet incendie que s’il est prouvé qu’il doit être attribué à sa faute ou à la faute des personnes dont il est responsable. Cette disposition ne s’applique pas aux rapports entre propriétaires et locataires, qui demeurent régis par les articles 1733 et 1734 du Code civil. Le père et la mère, après le décès du mari, sont responsables du dommage causé par leurs enfants mineurs habitant avec eux ; Les maîtres et les commettants, du dommage causé par leurs domestiques et préposés dans les conditions auxquelles ils les ont employés ; Les instituteurs et les artisans, du dommage causé par leurs élèves et apprentis pendant le temps qu’ils sont sous leur surveillance. (L. 5 avril 1937, J.O. C., 1938, p. 711). – La responsabilité ci- dessus a lieu, à moins que les père et mère et les artisans ne prouvent qu’ils n’ont pu empêcher le fait qui donne lieu à cette responsabilité. En ce qui concerne les instituteurs, les fautes, imprudences ou négligences invoquées contre eux comme ayant causé le fait dommageable, devront être prouvées conformément au droit commun, par le demandeur à l’instance.
Sous réserve des dispositions du code CIMA relatives au délai de transaction, la partie civile peut appeler l’assureur de responsabilité devant la juridiction répressive en même temps que le prévenu ou le civilement responsable. L’assureur pourra intervenir volontairement à l’action civile. Dans les deux cas, la décision rendue sur l’action civile contre le prévenu ou le civilement responsable sera applicable à l’assureur dans les limites du contrat d’assurance.
(Modifié par Décision du Conseil des Ministres du 20 avril 1995) Toute personne physique ou toute personne morale autre que l'État, au sens du droit interne, dont la responsabilité civile peut être engagée en raison de dommages subis par des tiers résultant d'atteintes aux personnes ou aux biens et causés par un véhicule terrestre à moteur, ainsi que ses remorques ou semi-remorques, doit, pour faire circuler lesdits véhicules, être couverte par une assurance garantissant cette responsabilité, dans les conditions fixées par le présent Code. Les contrats d'assurance couvrant la responsabilité mentionnée au premier alinéa du présent article doivent également couvrir la responsabilité civile de toute personne ayant la garde ou la conduite, même non autorisée, du véhicule, à l'exception des professionnels de la réparation, de la vente et du contrôle de l'automobile, ainsi que la responsabilité civile des passagers du véhicule objet de l'assurance. Les contrats doivent couvrir, en plus de la responsabilité civile des personnes mentionnées au1er alinéa du présent article, celle du souscripteur du contrat et du propriétaire du véhicule. L'assureur est subrogé dans les droits que possède le créancier de l'indemnité contre la personne responsable de l'accident lorsque la garde ou la conduite du véhicule a été obtenue à l'insu ou contre le gré du propriétaire. Les membres de la famille du conducteur ou de l'assuré sont considérés comme des tiers au sens du premier alinéa du présent article.
L'obligation d'assurance s'applique à la réparation des dommages corporels ou matériels résultant 1°)des accidents, incendies ou explosions causés par le véhicule, les accessoires et produits servant à son utilisation, les objets et substances qu'il transporte ; 2°)de la chute de ces accessoires, objets, substances ou produits.
Les dispositions du présent Code s'appliquent, même lorsqu'elles sont transportées en vertu d'un contrat, aux victimes d'un accident causé par un véhicule terrestre à moteur ainsi que ses remorques ou semi-remorques. Elles s'appliquent soit lors de la transaction, soit lors de la procédure judiciaire.
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Ces fiches d'explication citoyenne sont fournies à titre informatif et d'éducation populaire. Elles s'appuient sur la Constitution de 2025 ainsi que sur les lois et codes officiels tchadiens en vigueur.
Elles ne remplacent pas une consultation personnalisée chez un avocat pour vos contentieux ou procédures judiciaires en cours.